Elle ya introduit une ventilation selon les secteurs economiques. Grace a cetteadaptation, elle dispose des bases statistiques permettant de ventiler lesagregats monetaires et de satisfaire a des exigences du FMI.Dans la collecte des donnees statistiques, la Banque nationalecollabore avec les services competents de la Confederation, en particulierl’Office federal de la statistique (OFS), l’Autorite federale de surveillance desmarches financiers (FINMA), les autorites competentes d’autres pays et desorganisations internationales (art. 14, al. 2, LBN). Les personnes soumises al’obligation de renseigner et leurs associations ont la possibilite de prendreposition avant l’introduction ou la modification d’une enquete, mais aussi ausujet de l’organisation et de la procedure des enquetes (art. 7 OBN).Dans le cadre de la convention conclue avec la FINMA concernantl’echange de donnees afferentes au secteur financier, la Banque nationalemene, pour le compte de cette autorite, des enquetes portant notamment surla dotation en fonds propres des banques et des negociants en valeursmobilieres. En 2008, le passage au nouvel etat des fonds propres selon Bale IIa ete en grande partie acheve.Depuis juin 2008, la Banque nationale recueille chaque trimestre,a l’intention de l’Office federal du logement (OFL), les donnees d’environquatre-vingt banques sur les taux hypothecaires. Ces donnees servent de basea l’OFL pour le calcul du taux d’interet de reference applicable aux contrats debail. La responsabilite quant a la conception de cette enquete incombe auseul OFL.Pour ce qui a trait a la conception de ses enquetes, la BNS est secondeepar la Commission de statistique bancaire (art. 7 OBN). Cette derniere estconstituee de representants des banques, de l’Association suisse des banquierset de la FINMA.La balance des paiements est etablie avec le concours d’un grouped’experts, dirige par la Banque nationale. Ce groupe d’experts est forme derepresentants de l’industrie, des banques, des compagnies d’assurances, dediverses administrations federales et du Centre de recherches conjoncturellesde l’EPFZ/KOF.En vue de dresser la balance des paiements et la position exterieurenette de la Suisse, la Banque nationale recueille depuis 2007 des donneesaupres d’entreprises liechtensteinoises. Dans ce domaine, elle collabore avecles autorites competentes de la Principaute (Amt fur Volkswirtschaft etFinanzmarktaufsicht).En matiere de statistiques, la Banque nationale collabore etroitementavec la BRI, l’OCDE, l’Office statistique des Communautes europeennes (Eurostat)et le FMI. Cette collaboration vise a harmoniser les methodes d’enquete et lesanalyses. La Banque nationale a decide de participer a l’enquete que le FMImenera en 2010 sur les investissements directs internationaux.La Banque nationale est chargee d’approvisionner en liquidites lemarche monetaire en francs (art. 5, al. 2, let. a, LBN). Les operations qu’ellepeut effectuer sur les marches financiers sont definies a l’art. 9 LBN. En tantque preteur ultime (lender of last resort), elle accorde egalement une aideextraordinaire sous forme de liquidites (art. 9, al. 1, let. e, LBN). La BNS meten oeuvre la politique monetaire en approvisionnant le marche monetaireen liquidites. Dans ce but, elle influe sur le niveau des taux d’interet dumarche monetaire. Son taux de reference est le Libor pour les depots a troismois en francs. Le Libor est un taux d’interet qui s’applique a des creditsinterbancaires en blanc. La BNS agit indirectement sur le Libor a trois moisen passant des operations gagees sur le marche monetaire.Les Directives generales de la Banque nationale suisse (BNS) sur sesinstruments de politique monetaire reposent sur l’art. 9 LBN et decrivent lesinstruments et procedures auxquels la Banque nationale recourt pour la miseen oeuvre de sa politique monetaire. En outre, elles precisent les conditionsauxquelles les operations sont conclues et les titres pouvant servir decouverture dans les operations de politique monetaire. En principe, toutes lesbanques en Suisse et les banques qui, a l’etranger, remplissent les conditionsfixees par la BNS sont admises comme contreparties. Les directives generalessont completees par des notes. Les directives et les notes ont fait l’objetd’une revision au 1er janvier 2009 (voir chapitre 2.9).En matiere d’instruments de politique monetaire, la Banque nationaledistingue les operations d’open market et les facilites permanentes. Dans lesoperations d’open market, l’initiative de conclure revient a la BNS. Dans lesfacilites permanentes, la BNS fixe uniquement les conditions auxquelles sescontreparties peuvent obtenir des liquidites. Les pensions de titres constituentl’instrument principal des operations d’open market. L’emission, depuisl’automne 2008, de propres titres de creance en francs (Bons de la BNS) entreelle aussi dans la categorie des operations d’open market. Les facilitespermanentes englobent, quant a elles, la facilite pour resserrements de liquiditeset la facilite intrajournaliere. Au besoin, la BNS peut aussi recourir a d’autresinstruments de politique monetaire, notamment a des swaps de change.Afin de maintenir sa capacite de paiement, une banque doit disposeren permanence de liquidites en quantite suffisante. Les actifs les plus liquidessont les avoirs en comptes de virement a la BNS, etant donne qu’ils sontimmediatement disponibles pour le trafic des paiements et constituent desmoyens de paiement ayant cours legal. En outre, les banques detiennent desavoirs en comptes de virement dans le but de satisfaire a l’exigence en matierede reserves minimales, mais aussi de disposer d’une reserve de liquidites.La crise financiere qui a eclate debut aout 2007 a perturbe les marchesmonetaires internationaux en 2008 egalement. L’extension des problemes surle marche des hypotheques aux Etats-Unis et la nette deterioration de lasituation sur les marches financiers ont lourdement pese sur de nombreuxetablissements financiers. Il en a resulte une profonde perte de confiance surle marche interbancaire. Les banques se sont alors montrees tres reserveesdans l’octroi de credits interbancaires et ont stocke des liquidites. Lesperturbations dans le fonctionnement du marche interbancaire se sont refleteesdans des primes de risque elevees et volatiles. En mars 2008, la situation s’estaggravee a la suite des problemes aigus auxquels ont ete confrontes certainsetablissements financiers operant a l’echelle internationale, notammentl’importante banque d’investissement americaine Bear Stearns. Apres unephase de detente, la situation s’est fortement deterioree, en automne 2008,sur les marches monetaires internationaux, les primes de risque atteignantalors de nouveaux records. Le catalyseur a ete la faillite, a la mi-septembre2008, de la banque d’investissement americaine Lehman Brothers. PlusieursEtats et banques centrales ayant ensuite annonce des mesures de soutien, lasituation s’est quelque peu apaisee, sans toutefois se normaliser avant fin2008. Une legere detente s’est neanmoins fait sentir sur le marche interbancairedes credits en blanc.Le marche monetaire en francs n’a pas ete epargne par la perte deconfiance entre banques. Les primes de risque en hausse ont entraine, depuisle debut de la crise financiere, une deconnexion, sur le marche monetaire,entre les taux d’interet des operations gagees et ceux des operations enblanc. La gestion du Libor a trois mois – ce taux d’interet s’applique a desoperations en blanc – s’est par consequent heurtee a des difficultes croissantes.Au quatrieme trimestre, elle est devenue encore plus ardue du fait de la fortedemande de francs a l’etranger. Ces dernieres annees, d’importants credits enfrancs avaient ete octroyes dans de nombreux pays europeens et refinancespar des banques en Suisse.